Un article de Marie-France Létourneau
Source : Paru le 20 février 2026, sur Terre de chez nous
En activité depuis un peu plus de cinq ans dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Plateforme bioalimentaire boréale Solidar veut poursuivre son développement. Et cela passera par l’achat d’une terre agricole où elle pourra s’enraciner, affirme la directrice générale de l’organisme, Nathalie Dubé.
Le projet s’est imposé en marge de la planification stratégique réalisée l’an dernier. « Un de nos grands objectifs est de stabiliser notre ancrage physique sur le long terme en devenant propriétaire », affirme Mme Dubé. Un plan d’affaires en ce sens est en préparation, précise-t-elle.
L’organisme à but non lucratif, qui contribue au développement de l’agriculture sur le territoire du Saguenay, déploie actuellement ses activités sur une terre louée de 17 hectares, dans le secteur de Chicoutimi. L’endroit est la propriété d’un agriculteur qui a acheté les quelque 100 hectares de terres des Sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil.
Solidar y a aménagé un incubateur agricole, ainsi qu’un jardin en régie biologique. En 2025, 14 000 kg de légumes ont été remis à la banque alimentaire régionale, soit plus de la moitié des récoltes annuelles du jardin, tandis que l’autre portion est vendue au kiosque de la ferme, ainsi que dans d’autres points de vente régionaux.
Or, la croissance de Solidar est de plus en plus limitée par son statut de locataire.
On a quand même le vent dans le dos et on veut pouvoir grossir éventuellement nos installations de conditionnement et d’entreposage pour fournir des légumes sur une plus longue période.
« Devenir propriétaire nous permettra d’investir dans des installations plus pérennes, ajoute-t-elle. Et comme cela nécessite des investissements plus importants, on veut s’assurer d’être au même endroit longtemps. »
Plus tôt que tard
Avec le prix des terres en hausse, la directrice générale de Solidar croit par ailleurs que le projet devra être réalisé plus tôt que tard. Aucun échéancier n’a toutefois été avancé.
Trouver le financement nécessaire ne sera pas une sinécure, reconnaît Mme Dubé, mais elle entend déployer les efforts nécessaires pour concrétiser le projet. À ce jour, Solidar a su développer de solides partenariats régionaux, se réjouit la directrice générale.
« On veut pouvoir développer de nouveaux projets, toujours dans nos créneaux de sécurité alimentaire, d’insertion professionnelle et d’éducation, dit Nathalie Dubé. On veut aussi stimuler la relève agricole. »
À cet effet, quatre des dix hectares de l’incubateur agricole sont disponibles pour accueillir de nouveaux projets de la relève.
